SANTE Hépatite B : Le mal qui ronge les Mauritaniens - Mauritanie Perspectives

SANTE Hépatite B : Le mal qui ronge les Mauritaniens

L’Hépatite, qui est une inflammation du foie, avec ces variantes virales qui vont du A jusqu’au G, constitue un véritable problème de santé publique en Mauritanie. L’Hépatite B est, selon les spécialistes nationales, la plus répandue.

Elle touche 10 à 20% de la population, soit un Mauritanien sur cinq. La Journée mondiale de l’Hépatite, célébrée le 28 juillet dernier, a été l’occasion pour les décideurs et les praticiens de faire le point sur une maladie qui est en train de décimer les Mauritaniens.

La Mauritanie a célébré dimanche 28 juillet 2013, la Journée mondiale de lutte contre l’Hépatite. L’occasion pour les responsables du ministère de la Santé de tirer sur la sonnette d’alarme, indiquant que cette maladie qui se manifeste par une inflammation aigue ou chronique du foie, est devenue un véritable problème de santé publique en Mauritanie.

Ainsi, l’hépatite B, qui est la forme la plus répandue dans le pays et en Afrique au Sud du Sahara d’une manière générale, toucherait entre 10 et 20% de la population, soit un Mauritanien sur cinq, selon les plus récentes études effectuées sur ce plan dans le pays. Au Sénégal, ce sont 17% de la population qui sont atteintes.

Conscientes du danger que représente cette maladie, les autorités mauritaniennes auraient ainsi très tôt intégré le vaccin contre l’Hépatite B dans le programme élargi de vaccination (PEV) en 2013, tout comme elles ont placé la maladie dans le Programme national du secteur de la santé 2012-2020 comme priorité de santé publique.

Les spécialistes qui se sont exprimés au cours de la cérémonie commémorative de la journée, ont relevé le caractère adjacent de l’Hépatite B qui peut, selon leurs dires, entraîner d’autres complications sanitaires. Plus d’un milliard d’individus à travers le monde souffriraient aujourd’hui de l’Hépatite B qui tue chaque année 600.000 personnes, entraînant chez plus de 300 Millions d’autres des maladies chroniques.

La Mauritanie envisagerait dans ce cadre l’organisation de vastes campagnes de sensibilisation sur la maladie, sur ses voies de transmission, les moyens de prévention et les avantages du dépistage précoce, notamment chez les femmes enceintes.

D’ores et déjà, il a été demandé aux 20% de porteurs de l’Hépatite B de faire un bilan tous les six mois. En effet, la circulation du virus est une réalité, la maladie se transmettant par les voies sanguines (rapports sexuels, transfusion sanguine, etc).

Ainsi, plus de 80% des Mauritaniens ont été en contact avec le virus, bien que seulement 10 à 20% seraient des porteurs. Ces derniers risquent à leur tout de contaminer la population, sauf s’ils sont traités.

D’où cette demande express qui doit être adressé aux 10 ou 20% de porteurs de se plier à un bilan semestriel. C’est à partir de leur bilan que les praticiens pourront savoir si le virus se multiplie ou pas. Si la multiplication atteint un certain niveau, la personne pourrait dans ce cadre être éligible au traitement.

Ahmed B.

 

Source :www.cridem.org

Date : 01-08-2013  

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