JEUNESSE RIM: Les jeunes, exclus du système politique ou abandonnés ? - Mauritanie Perspectives

JEUNESSE RIM: Les jeunes, exclus du système politique ou abandonnés ?

La problématique de l’engagement des jeunes en politique a fait samedi l’objet d’un forum organisé par le Mouvement Autonome pour le Progrès de la Mauritanie (MAPROM) à l’Espace Culturel Diadié Tabara Camara. 

Pour en débattre, le MAPROM avait réuni le secrétaire général d’IRA-Mauritanie, Balla Touré, le sénateur de Mbout, Youssouf Sylla et Assane Guèye, membre du bureau politique du Mouvement pour la République(MPR). Chacun, de son côté, y est allé de ses propres arguments pour expliquer la faible représentativité de la jeunesse dans la politique qui est une réalité qui saute aux yeux.


En premier lieu, Assane Guèye se défendra que son parti, le MPR, est à l’avant-garde des préoccupations de la jeunesse mauritanienne. Il expliquera que lors de la campagne présidentielle de 2009, le président du MPR, Kane Hamidou Baba, avait placé la jeunesse au cœur de son programme électoral.

« Au niveau du MPR, nous avons toujours fait en sorte que la jeunesse soit actrice de son propre développement », ajoute M. Guèye. S’appesantissant sur les facteurs qui font entrer les jeunes en politique, Balla Touré développera que la plupart d’entre eux découvrent l’activisme politique à l’université. Mais, aujourd’hui, il fait remarquer que cette tendance est sabordée par « la mort des idéologies et des ferveurs et notamment par le brouillage des représentations ».

« Les jeunes étudient dans des conditions très difficiles, réussissent tout de même à obtenir des diplômes mais accèdent difficilement à l’emploi », souligne M. Touré avant de constater que « la plupart des jeunes refusent de plus en plus à être manipulés par les gouvernements ».

Il citera l’exemple des jeunes de la Tunisie, de la Libye et de l’Egypte qui ont entraîné la chute de Ben Ali, de Khadafi et de Moubarak. Ces mouvements révolutionnaires ont inspiré en Mauritanie la naissance par exemple de laCoordination du 25 février, de Touche pas à ma Nationale…

« Les jeunes sont aujourd’hui une force et ils savent ce qu’ils veulent », prévient Balla Touré. Mais, remarque, qu’ »à l’Assemblée nationale, on ne voit pas de jeunes députés alors que la loi permet d’être député à l’âge de 25 ans ». Selon lui, les partis politiques ne sont prêts à renverser cette tendance.

Aux yeux du sénateur Youssouf Sylla, des raisons pour les jeunes de s’engager en politique sont bien là, en citant à titre illustratif le problème du passif humanitaire, celui de l’esclavage, de la discrimination, de l’injustice, du racisme… »La jeunesse mauritanienne doit se mobiliser pour jouer pleinement son rôle et faire ressortir ses véritables préoccupations », dit-t-il. « Vous avez des droits et vous devez les défendre pacifiquement et fermement », a conclu M. Sylla.

Babacar Baye Ndiaye

 

Source : www.cridem.org

Date: 26/02/2013

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