Vaccins infantiles dangereux - Mauritanie Perspectives

Vaccins infantiles dangereux

Bénéficier d’une vaccination est le plus grand vœu des populations rurales, ne disposant pas des moyens pour se procurer les inoculations indispensables à leur immunisation ainsi qu’à celle de leur leurs progénitures contre les épidémies et les autres maladies mortelles qui sévissent dans les contrées reculées du pays.

Une raison pour laquelle, les autorités organisent régulièrement des campagnes de vaccination gratuite au profit des habitants de l’intérieur, particulièrement pour les franges fragiles de la société à savoir les femmes et les enfants.
Mais, quand ces sérothérapies sont sources de complications, comme vient de le montrer des cas mortels d’enfants à R’Kiz dans la wilaya du Trarza, c’est la panique générale qui règne face à un vaccin qui a coûté à l’Etat d’énormes fonds et qui, initialement destiné à immuniser aboutit à des résultats inverses voire dramatiques.
La triste nouvelle est tombée hier. Tout reste à confirmer surtout que les mauritaniens viennent de vivre au rythme des plus folles et infondées rumeurs. Ce qui complique davantage les choses, c’est que les sources d’information sont toujours celles qui se chamaillent jour et nuit, se renvoyant les vérités et les contrevérités sans que l’opinion sache réellement qui dit vrai. Des pôles adverses qui semblent avoir atteint le paroxysme de leur hostilité politique au pays au point de recourir à des règlements de compte physiques par mains interposées. Ainsi pour dire, selon cette nouvelle, au moins trois enfants ont trouvé la mort dans la localité de R’Kiz alors que d’autres ont été placés sous surveillance médicale après qu’ils ont été inoculés dans le cadre de cette campagne nationale intégrée de vaccination contre la poliomyélite doublée de la distribution de doses de vitamines « A » et de médicaments antiparasitaires, lancée par les autorités sur l’ensemble du territoire depuis vendredi dernier.
Selon certaines sources, les enfants victimes sont issus du même quartier dont deux jumeaux et un troisième. Jusqu’à présent, le ministère de la santé n’a pas encore réagi à cette nouvelle qui installe une panique chez les parents, devenus plus méfiants pour leurs enfants. Assurément, d’ici, mardi 27 novembre, les choses devront être plus claires, surtout si la tutelle dépêche une mission d’enquête pour examiner ces cas dont la particularité géographique est déjà un atout pour le ministère de la santé ainsi que pour ses collaborateurs, pour crédibiliser leurs opérations et démentir officiellement tout défaut d’une opération d’échelle nationale voire internationale eu égard aux parties qu’elles impliquent. A titre de rappel, iIl s’agit d’une campagne organisée par le programme national élargi de vaccination (PEV-élargi) relevant du ministère de la santé en collaboration avec l’Unicef et l’OMS de quatre jours de durée. Autant confirmer tout de suite, que c’est une opération qui prend en considération en premier l’amélioration des conditions sanitaires des enfants ainsi que leur immunisation contre les épidémies, dés lors où cette campagne est conjointement menée par les intervenants précités. Il s’agit d’une campagne qui cible 637662 enfants, mobilisant un staff médical estimé à 3848 personnes utilisant quelque 190 véhicules. C’est la 18ème du genre d’une série de campagnes contre la polio et vise également à soutenir les efforts du PEV élargi dont le taux de couverture a atteint 75% à la fin de l’année 2011.

Md O Md Lemine

Source  :  Le Rénovateur le 30/11/2012

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